Bi Gan : L’esprit de la ruche

Tout commence dans une salle de cinéma, sur les motifs alvéolés d'un carrelage, et à l'évocation soudaine du métier d'apiculteur. Confondues-retrouvées dans ma mémoire, surgissent quelques réminiscences de L'Esprit de la ruche de Víctor Erice.

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« Le numérique ne marche pas. »

Il semblerait que la révolution numérique n'ait pas fonctionné. C'est tout du moins ainsi que l'on formulerait, à tort, ce constat amer. À tort puisque c'est y projeter l'erreur et la désillusion de nos vieux fantasmes. Comme à l'apparition de la télévision, il ne fallait pas en attendre tant. Les mutations techniques ne font guère sourciller les grands maux, d'autant plus quand leur fonction s'approche davantage de l'amplificateur que de la table de mixage.

Barbara ou la belle évocation

Barbara (2017) Mathieu Amalric - Du bout des lèvres, me voilà bien emb(a)rassé. "Balibarbaramalric" : comme une formule magique de laquelle jaillissent les amours, les figures, les chants d'une silhouette obscure... Brumeuse 'Barbara', je ne te connaissais pas. Et pourtant te voyait-on déjà en-chanter ces bandes-annonces et ces murs d'Amalric, le regard perdu en toi, film de cinéma [...]

Écrans et générations

Bonjour お早う (1959) Yasujirō Ozu - "Pour son deuxième film en couleur, Ozu reprend le postulat de ce qui fut sans doute son premier grand chef-d'oeuvre : Gosses de Tokyo, en 1932. Avec Bonjour, en 1959, il vient donc dépeindre ces même banlieues tokyoïtes, sous un regard fin amusé, mais cette fois-ci à l'aube les années 60. [...]"

Camaïeu d’automne

Avec Fleurs d’équinoxe, en 1958, Yasujirō Ozu signe son entrée dans le cinéma en couleur. On y suit Hirayama, un père de famille et homme d’affaires. Celui-ci fait soudainement face à la question du mariage de sa fille aînée Setsuko lorsqu’un inconnu du nom de Taniguchi vient un jour lui demander la main de sa fille. [...]

Icare aux ailes de mouche

Penser la figure du monstre avec le cas de La Mouche... "Quatre ans après The Thing de Carpenter, Cronenberg libère une Mouche dont les mutations viscérales résonnent en troublants échos du thriller glaçant de 1982. Le rapprochement entre ces deux œuvres dépasse le simple stade de tentation, et semble même s’ériger à celui d'évidence. [...]"